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Festival Burlesque de Montréal : émoustillement et divertissement assurés

C’est le sourire fendu aux lèvres que je quittai le Club Soda vendredi soir. Pour une troisième année, le Festival Burlesque de Montréal proposait un spectacle digne des grands cabarets du siècle passé.
Se déroulant sur 4 jours, le Festival proposait aux connaisseurs comme aux curieux, des soirées gala durant lesquelles de nombreux performeurs et performeuses de disciplines diverses étaient du rendez-vous : danse, musique, acrobatie, claquette et magie. Mais surtout, ce sont ces danseuses sublimes, sensuelles, ludiques, furieuses, aguicheuses, et particulièrement fières, qui constituent le tronc de ces soirées.

C’est toutes en paillettes, en plumes, en diamants, en satin, en peaux de porcelaine et en lèvres écarlates que paradaient ces artistes néo-burlesques, au grand plaisir du public. Assises au parterre et déambulant comme spectatrices ou sur scène comme artistes, des déesses aux corps parfaits et imparfaits prouvaient que sensualité et volupté résidaient davantage dans la confiance et l’attitude que dans la nudité. C’est un gala riche en surprises, en rires et en émoustillements qui rappelle que le glamour et la sensualité peuvent encore se faire dans le plaisir, le ludisme et la célébration.

Ce vendredi, c’est en fières ambassadrices du Burlesque international que les artistes proposaient leurs spectacles variés à saveurs acrobatique, humoristique, classique ou exotique. La petite Cherry Typhoon, du japon proposait un numéro coquin version kimono à paillettes. L’impressionnante Le Luna de Alma s’envoyait en l’air dans un numéro acrobatique digne du grand entertainment. Ina Bollywood s’offrait devant nous dans un numéro sensuel et tout habillé! Nikki Le Villain, normalement accompagnée de serpents sur scène, se déployait comme le faisait la danseuse Loie Fuller il y a de ça un siècle, avec une force animale éblouissante. Sur scène, sont aussi montées des légendes du burlesque des années 1950, 1960 et 1970 : la « first lady of burlesque » Miss April March, l’énergique Satan’s Angel puis, en performance, la Miss Nude Universe 1975, Tiffany Carter. Enfin, pour clore le spectacle, l’instigatrice du Festival Burlesque de Montréal et figure importante du burlesque au Canada, la flamboyante Scarlett James.

Nous souhaitons donc à ce festival de perdurer à travers les années et de participer, toujours davantage, à l’émancipation et au développement d’un art au passé riche, et qui ne risque assurément pas de s’épuiser de sitôt.

Le 3e Festival Burlesque de Montréal se termine demain le 28 août au Club Soda.

Site officiel: www.montrealburlesquefestival.ca

Des photos sont disponibles dans notre section photoreportages ainsi que sur notre page Facebook.

Texte : Caroline Roberge
Photos : Daniel Lannegrace

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1 Réponse Pour “Festival Burlesque de Montréal : émoustillement et divertissement assurés”

  1. Normand et Danielle dit :

    Superbe Soirée!!!! Et fidèlement re-transmit ici!!

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