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Diane Tell : un nouvel album 100 % amour, 100 % Québec

Diane Tell est actuellement au Québec pour promouvoir la sortie de son nouvel album, un 14e opus intitulé Rideaux ouverts. Réalisé en collaboration avec Serge Fortin, l’album relate l’histoire de l’amour dans la vie d’une femme. Avec ses saveurs autobiographiques, Rideaux ouverts est 100 % québécois.

Pour les 75 ans de Val-d’Or, Serge Fortin souhaite proposer un spectacle avec des artistes uniquement originaires de l’Abitibi-Témiscaminque. « C’est comme ça qu’il m’a contactée », explique Diane Tell. Et l’auteure-compositrice ne pouvait pas résister à l’envie de venir fêter l’anniversaire de son coin de pays. « Pour moi, le Québec, c’est mon enfance, mes racines. Je ne pourrai jamais me couper de ça. J’ai vécu quelques années à Paris ou à New York, mais le Québec, c’est autre chose, ce n’est pas une simple anecdote dans ma vie. En fait, le Québec, c’est le mieux de mes premières fois, et notamment de mes premiers pas en musique ».

Depuis ses premiers pas, Diane Tell en a fait du chemin. Mais avec Rideaux ouverts, elle revient à l’une de ses valeurs : l’amour. « Cet album, c’est l’histoire de l’amour dans la vie d’une femme, plus encore qu’une histoire d’amour. Et je dirais que le thème s’est imposé à Serge et moi au fur et à mesure de la création de l’album. En fait, c’est plus une constatation que nous avons faite qu’un choix. Et puis, nous avons ensuite lié les différents morceaux ». Il faut dire que Rideaux ouverts a été créé d’un océan à l’autre, Serge en Abitibi et Diane à Biarritz, en France. Par contre, toutes les chansons se suivent dans un ordre très logique, de « En pointillé » à « J’te laisse un mot », à travers un questionnement de plus en plus profond. « Quand on arrive à J’te laisse un mot, on comprend que là, il y a une rupture. Et puis, les rideaux s’ouvrent sur Rideaux ouverts ». Diane et Serge n’ont pas choisi le titre de l’album par hasard. « J’aime beaucoup le mot ouverts », souligne Diane. « La femme de l’album, elle s’ouvre sur le monde et sa passion resurgit avec de nouvelles questions. Mais ce qui est bien, c’est qu’il reste de la place à l’interprétation. Je crois que c’est l’une des forces de cet album, il permet à chacun de trouver sa place dans l’histoire ».

Depuis la sortie de l’album, Diane reçoit une réponse positive du public. « Maintenant, il reste à voir comment il va être diffusé. C’est souvent cette étape qui est la plus difficile, parce que le système est fait comme un entonnoir. Les personnes qui ont travaillé sur ce projet, moi y compris, nous sommes très contents du produit fini. Personnellement, je n’ai pas vraiment besoin de reconnaissance là où je suis rendue dans mon parcours, mais je pense que pour l’équipe et pour les musiciens, ce serait le fun ». Il faut dire que les personnes qui ont travaillé à l’album sont relativement nouvelles dans l’univers de Diane. « En dehors de quelques personnes avec qui je collabore depuis longtemps, c’est surtout avec la gang de Serge que j’ai travaillé. C’est toujours plaisant de rencontrer de nouvelles personnes, surtout quand ça fonctionne ».

Au lendemain de son 14e album, Diane Tell ne pense pas encore avoir fait le tour du jardin de la création. Mais elle sait aujourd’hui qu’elle ne s’engagera plus que dans des projets qui lui tiennent à cœur. « Rideaux ouverts, je l’ai pensé et ressenti de la même manière que Docteur Boris & Mister Vian, mon précédent album. Je me disais que je devais le faire, c’est tout ». En fait, Diane ne peut faire autrement que de créer, c’est comme un besoin qu’elle se doit d’assouvir. « Et dans le cas de Rideaux ouverts, je suis encore plus contente, car c’est l’un de mes premiers albums 100 % québécois ». Elle voulait vivre cette expérience et c’est sa rencontre avec Serge Fortin qui a rendu le tout possible.

Aujourd’hui, celle qui ne veut que vivre de projets emballants, espère voir Rideaux ouverts accueilli chaleureusement, surtout pour l’équipe qui y a travaillé si fort. Plusieurs spectacles sont déjà prévus et l’album sortira en janvier en France. « J’aimerais proposer un spectacle à Montréal où tous les musiciens qui ont participé à l’album seront réunis. Mais ce n’est qu’une formule parmi d’autres. Avec Rideaux ouverts, on peut imaginer des spectacles solos, des spectacles acoustiques, des spectacles avec de grands orchestres. Tout est possible ».

www.dianetell.com

Entrevue réalisée par : Christelle Lison
Photo : Daniel Lannegrace

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