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Alex Nevsky : l’homme, l’artiste, le gars de la télé

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Aujourd’hui, Alex Nevsky n’est plus un inconnu. Ses chansons, ses apparitions à la télévision, son travail de coach à La Voix Junior font en sorte que tout le monde le connaît. Mais Alex Nevsky ne souhaite pas pour autant se reposer sur sa popularité. Il veut devenir un meilleur humain, enrichir son parcours, rencontrer des gens. Avec Nos eldorados, son nouvel album, et le nouveau spectacle qui en découle, il veut avant tout garder sa liberté de penser et de créer!

Lorsque les artistes sont populaires, ils subissent malgré eux la pression de leurs fans. Comment faire pour ne pas les décevoir tout en demeurant soi-même? « Personnellement, je pense que la pièce Polaroïd a permis de faire diminuer cette pression. Cela fait longtemps que j’ai écrit cette pièce », souligne l’artiste. « Je l’ai jouée en festival et j’ai constaté qu’elle plaisait au public. C’était pour moi le déclencheur, ce qu’il me fallait pour me décomplexer, pour me lancer dans mon nouvel album. Parce qu’on ne se le cachera pas, il faut toujours une chanson forte. Polaroïd, c’est le pont entre l’avant et le maintenant ».

Le résultat de sa nouvelle création, c’est Nos eldorados, un album pop que l’auteur-compositeur-interprète assume pleinement avec beaucoup d’électro. « Il y a des chansons que j’avais écrites il y a de nombreux mois déjà, comme Tes joies liquides. Mais quand on est allé en studio, on a testé différents ‘’set-up’’, un peu dans une logique d’essai-erreur et finalement, celui qui sonnait le mieux c’était avec du synthé, du drum-machine, etc. Alors c’est ce qu’on a fait ». Mais rassurez-vous si Alex Nevsky s’est permis d’être créatif et de sortir de ses habitudes : Nos eldorados, c’est bien du Alex Nevsky pur et dur. Sa voix et ses textes empreints d’émotivité sont d’ailleurs au rendez-vous. De plus, le jeune homme offre sur cet opus deux duos complètement différents : l’un avec la douce Coeur de Pirate pour Jeter un sort et l’autre avec le rappeur Koriass pour Réveille l’enfant qui dort.

En fait, Alex Nevsky crée ce qu’il a envie de créer, sans trop se poser de questions, « même si évidemment, j’espère que les gens vont aimer mon travail ». C’est cette ouverture qui lui a permis de créer L’enfer c’est les autres, une balade plus introspective… et souverainiste. Tiens, tiens… « Mon thème de prédilection, c’est l’amour sous toutes ses formes, dont l’amitié et la mort. À ce niveau-là, je ne changerai pas. De toute façon, on a une plume et il est difficile de s’en défaire. Je suis récemment allé en résidence chez Gilles Vigneault, avec d’autres, dont Vincent Vallières et Fanny Bloom. On a beaucoup écrit pendant cette semaine. Eh bien quand on prenait au hasard des morceaux de textes, on pouvait clairement dire  »OK, ça c’est du Vallières ou ça c’est du Nevsky ». On peut évoluer, mais pas changer complètement de champ lexical. En tout cas, moi, je ne souhaite pas changer simplement pour plaire ou pour faire des hits radio. Je veux juste faire mieux à chaque fois ». Car le jeune homme est un grand insatisfait. « À la fin du spectacle, je suis toujours celui qui est le plus plate, le plus négatif. J’ai toujours un petit quelque chose à dire », dit-il en souriant.

Avec son nouvel album, Alex Nevsky viendra notamment rencontrer les Estriens au Théâtre Granada de Sherbrooke le 25 mars prochain. « Ce que j’aime quand je partage mes chansons avec les gens, c’est que chacun va les comprendre à sa façon. L’intention des auditeurs ne nous appartient pas. Mais c’est formidable de pouvoir partager ça avec les gens, de les écouter raconter leur ressenti, de comprendre comment mes chansons résonnent pour eux. Mais cette fois-ci, je me suis promis d’axer au maximum le spectacle sur la musique et de moins discuter. Parfois, je me lance et je ne m’arrête plus ». Ce que le public va découvrir le 25 mars prochain, au Théâtre Granada, c’est évidemment le nouvel album d’Alex Nevsky, Nos eldorados, mais aussi ses classiques, « parce que les gens les attendent » revus quelque peu pour coller avec le reste du spectacle. Ce que l’auteur-compositeur-interprète espère, lui, est de faire vivre des moments de tendresse aux gens et de les faire danser. « Je ne veux pas qu’ils viennent voir celui qui fait le clown aux Recettes pompettes, mais bien l’artiste, l’humain, et qu’ils viennent pour ma musique. Mais je sais que chacun vient pour ses raisons personnelles et que je n’ai pas de contrôle là-dessus. Je dois l’accepter ». Finalement, comme lui a dit Gilles Vigneault pendant leur semaine de travail, « Être libre, c’est choisir ses chaînes ».

Si vous souhaitez choisir les chaînes qu’Alex Nevsky vous propose, rendez-vous au Théâtre Granada de Sherbrooke le 25 mars prochain.

Entrevue réalisée par : Chistelle Lison
Crédit photo : Oumayma B. Tanfous

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